Combien coûte un syndic de copropriété par an ?

Comptez en moyenne 150 à 300 € par lot et par an pour le forfait de base d’un syndic professionnel (fourchettes constatées mi-2026), avec de gros écarts selon la taille de l’immeuble et la région : jusqu’à 400 € par lot dans une petite copropriété, autour de 60 à 120 € par lot dans les très grandes résidences.

Ces honoraires ne sont pas une facture individuelle : ils entrent dans les charges de copropriété et sont répartis entre tous les copropriétaires selon leurs tantièmes. Voici les ordres de grandeur observés mi-2026.

Les fourchettes par taille d’immeuble #

Situation Forfait de base constaté (par lot et par an)
Petite copropriété (moins de 10 lots) 250 à 400 €
Copropriété moyenne (20 à 50 lots) environ 180 à 250 €
Grande résidence (plus de 100 lots) 60 à 150 €
Île-de-France majoration fréquente de 30 à 50 % par rapport à la province

Ces montants restent des moyennes : le contenu exact du contrat, l’état de l’immeuble et les services inclus font varier la note. Le prix du syndic ne représente d’ailleurs qu’une partie des charges totales de l’immeuble.

À lire Comprendre la copropriété avant d’acheter : syndic, charges, AG — le guide en 12 questions

Ce que couvre le forfait de base #

Depuis le contrat type imposé par le décret du 26 mars 2015, tout ce qui relève de la gestion courante doit être inclus dans le forfait : comptabilité, appels de charges, tenue de l’assemblée générale annuelle (en journée selon le contrat), gestion des contrats d’entretien, carnet d’entretien. Le syndic ne peut pas facturer en plus une prestation de gestion courante.

Ce qui est facturé en plus #

Les prestations particulières, elles, s’ajoutent : assemblée générale supplémentaire, suivi de gros travaux (souvent 1,5 à 4 % du montant des travaux), relances et mises en demeure des copropriétaires en retard de paiement. Cas particulier encadré par la loi : l’état daté établi pour une vente est plafonné à 380 € TTC (décret n° 2020-153 du 21 février 2020), un plafond confirmé par le Conseil d’État en mars 2026.

Pour faire baisser la facture, le levier principal est la mise en concurrence : le conseil syndical peut demander plusieurs devis avant chaque renouvellement de mandat, et l’assemblée générale reste libre de changer de syndic à l’échéance du contrat. Les petites copropriétés peuvent aussi envisager un syndic bénévole. Pour vérifier un contrat, une ADIL (anil.org) vous conseille gratuitement.

Qui paie les honoraires du syndic ?

Tous les copropriétaires, à travers les charges générales, répartis selon les tantièmes de chaque lot. Un locataire ne les paie pas directement : ce n’est pas une charge récupérable.

À lire Travaux votés avant la vente : qui paie, le vendeur ou l’acheteur ?

Comment est calculée la rémunération d’un syndic ?

Elle est fixée par le contrat voté en assemblée générale : un forfait annuel pour la gestion courante, plus des tarifs unitaires pour les prestations particulières listées au contrat. Beaucoup de contrats prévoient une indexation annuelle sur un indice de prix.

Peut-on changer de syndic facilement ?

Oui, à l’échéance du mandat (3 ans maximum, souvent 1 an) : il suffit d’inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée générale l’examen d’un contrat concurrent et de le voter à la majorité absolue de l’article 25.

Un syndic bénévole coûte-t-il vraiment zéro euro ?

Presque : il n’y a pas de forfait d’honoraires, mais la copropriété garde des frais réels (assurance, éventuel logiciel de gestion, défraiement du copropriétaire élu si l’assemblée le vote).

À lire aussi #

Sans Agence Immo est édité de façon indépendante. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités :

consultant SEO Bordeauxagence web 123web